L’escadre du bout du monde

Nous suivons depuis longtemps, et avec passion, les aventures de Gilles Belmonte, brillant officier de la Marine républicaine puis impériale. Dans son précédent volume, Fabien Clauw nous a présenté de manière limpide et saisissante les évènements qui ont amené au désastre de Trafalgar. La Marine française n’a pas démérité et les responsabilités de l’empereur et de la Marine espagnole sont patentes. Certaines occasions ont également été manquées… Après cette défaite, la Marine française est maintenant aux abois. Nombre de ses meilleurs marins sont prisonniers des Anglais et ceux-ci se sont emparés de bâtiments parmi les plus performants de la flotte française.

Cependant, nombreux sont les marins français qui se sont battus comme des lions lors de la bataille et ont fait plus qu’honneur à leur pavillon. Gilles Belmonte est de ceux-là. Il vient d’ailleurs d’être promu capitaine de vaisseau. Alors qu’il jouissait d’un repos bien mérité, il est convoqué par Napoléon qui lui confie une mission à haut risque en mer de Chine : prendre contact avec l’empereur de Chine et retrouver une escadre espagnole disparue depuis trois ans et à laquelle appartient un neveu du roi d’Espagne, qui lui voue une grande affection. La mission est périlleuse à plus d’un titre : elle emmènera Belmonte et son escadre à grande distance de la métropole, en totale autonomie, à la merci des Marines ennemies et des pirates, nombreux dans ces parages.

Gilles Belmonte se rend alors à Rochefort pour y prendre le commandement d’un vaisseau de 74 canons, le Suffren, et d’une petite escadre composée d’un autre vaisseau de 74 et de son ancienne frégate, l’Egalité.

Le recrutement, dans ce contexte de manque de marins qualifiés, les formations militaire et maritime et la mise en place d’un esprit d’équipage chez ces recrues peu motivées se révèlent une gageure à la mesure du charisme de Gilles Belmonte. La création d’un esprit de corps parmi les officiers n’est pas non plus très facile…

Les espions anglais parviennent malheureusement à prendre connaissance de la mission de Belmonte. Une escadre en tous points similaire à la sienne (deux vaisseaux de 74 et une frégate capturée lors de la bataille de Trafalgar), commandée par un aristocrate français royaliste, précède Belmonte et, arborant les trois couleurs, agresse la flotte de jonques que l’empereur de Chine a envoyé pour accueillir la délégation française.

Par suite de cette action anglaise, l’escadre française est vigoureusement attaquée par les Chinois lors de son arrivée aux abords de Tianjin, arrive à esquiver mais est capturée par des pirates. On peut espérer que Gilles Belmonte, avec l’aide de ses nombreux et fidèles soutiens, réussira à s’en sortir au mieux des intérêts de la France, tout en infligeant le plus de dégâts possibles aux Anglais, toujours en embuscade. La fin du récit va dans ce sens et nous laisse espérer une issue heureuse mais seul le prochain volume – Les Brûlots de l’enfer – nous donnera la clef de cette aventure.

LV(H) Dominique RENIE
17/10/2022

Les aventures de Gilles Belmonte (Tome 6)
L’escadre du bout du monde
Fabien Clauw
Paulsen

Voir également la recension du CC(R) Lionel DUHAULT

mots-clés :

Nous contacter

Prix Marine Bravo Zulu
ACORAM

Ecole Militaire-Case Postale D

1 Place Joffre

75700 PARIS SP 07

Email:

Log in