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La houle s’en allait au levant

Le vice-amiral Loïc Finaz a vécu une belle carrière d’officier de marine : spécialiste de lutte ASM, commandant de plusieurs de nos bâtiments, dont la frégate Latouche-Tréville, directeur de l’École de Guerre après un passage au musée de la Marine. A l’instar de plusieurs de ses prédécesseurs, il est aussi écrivain, ayant, à ce jour publié sept ouvrages, dont le premier, « Échouage », à l’âge de 34 ans. Il a été admis à l’illustre confrérie des « Écrivains de Marine ».

 « La houle s’en allait au levant » , paru en mai dernier, est son septième livre. Un roman écrit à la première personne où le héros, officier de marine entre deux embarquements est sollicité par les renseignements militaires pour se « rapprocher » d’une narco-trafiquante et terroriste qu’on croyait disparue depuis plusieurs années et qui a été repérée, à Brest, à bord d’une belle goélette aux activités suspectes.

Les liens entre notre héros et cette mystérieuse Palestinienne sont multiples : il avait participé avec les Commandos Marine à la destruction du cargo dans laquelle aurait également sombré la trafiquante mais sa propre femme avait été tuée par un chauffard dans le véhicule de qui les forces de l’ordre avaient récupéré un chargement de cocaïne : hasard ou vengeance ? La suspecte s’avère au fil des pages être la sœur cadette et sosie de la terroriste disparue. Ses activités sous enquête se révèlent être un souhait de rachat de toutes les fautes passées de sa famille en distribuant à travers les mers et les terres les biens mal acquis ainsi que des livres pour les écoles. Notre héros finira par percer le mystère et par oublier sa femme disparue dans les bras de celle qu’il était censé espionner et qu’il sauve également de la vengeance des compagnons survivants de sa criminelle de sœur.

 Une intrigue souvent à peine esquissée et renvoyée à un passé à peine évoqué mais qui sert de support à des escapades littéraires lyriques ou sentimentales, quelques considérations géopolitiques et des descriptions des lieux de la terre, ports et îles surtout, auxquels l’auteur s’est attaché au cours de sa carrière de marin, qu’il nous fait (re)visiter tout au long de son roman ainsi que l’exaltation de l’esprit d’équipage révélateur et qui ne saurait mentir, qui permet aux humains qui vont sur la mer d’essayer, sans garantie, de maîtriser celle-ci. Plus qu’un roman d’aventure, la Houle s’en allait au levant est la révélation d’une passion littéraire.

CF(H) Jean-Marie CHOFFEL
14/08/2021

Loïc Finaz
La houle s’en allait au levant
Equateurs, mai 2021

Voir également la recension du CC(R) Jean-Pascal DANNAUD et du CF(H) Alain M BRIERE

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