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Bravo Zulu


La liberté du commandement

Le Vice-Amiral Loïc Finaz, issu de l’Ecole navale, commandant d’aviso puis de frégate avant devenir successivement directeur du CIRFA Mer, du Centre d’Etudes Stratégiques de la Marine puis de prendre la tête de l’Ecole de Guerre est bien connu au sein de l’institution militaire. Il reste – comme bien des officiers de valeur aujourd’hui – un inconnu du grand public. Quoique… Les amateurs de littérature l’auront sans doute approché, et auront apprécié sa plume, à la lecture de l’un de ses cinq romans ou nouvelles, tous empreints d’un style affirmé et d’une capacité à donner corps aux images qu’il déploie.

Son nouvel opus est d’une toute autre nature.

De l’avis même de l’auteur, qui s’apprête à quitter l’Ecole de Guerre, cet essai n’est ni un traité sur le commandement, pas plus que sur le management. Encore moins un testament.

On peut sans difficulté le croire sur ce dernier point, car la thèse qu’il défend dans cet ouvrage n’a pas vocation à rester au fond d’un tiroir. Elle devrait aisément intéresser le monde de l’entreprise, toujours en quête de renouveau dans ses pratiques managériales et qui, déjà, cherche à tourner la page de l’impossible impératif du bonheur au travail et à le remplacer par des modèles moins infantilisants.

S’appuyant sur son expérience, Loïc Finaz développe quelques principes – regroupés en sept piliers – qui font les vertus du commandement et soutiennent l’esprit d’équipage : autonomie et solidarité ; fonctions et responsabilité ; hiérarchie et participation ; exigence et bienveillance ; énergie et culture ; intelligence et courage ; parole et temps. Chacun est expliqué et admirablement mis en perspective avec des souvenirs qui ne manquent pas de sel.

La thèse est que ces fondamentaux gagneraient à s’appliquer tout autant en entreprise. On ne peut que lui donner raison sur l’ambition, tout en étant circonspect sur la faisabilité d’une véritable mise en œuvre.

L’auteur connaît par cœur les spécificités du métier de soldat, ses contraintes et servitudes, la formation continue dont il peut bénéficier, mais aussi sa mentalité, qui le conduisent à être solidaire de son coreligionnaire – qu’il soit marin, terrien ou aviateur – et qui font indéniablement la force d’un équipage. Il est, de ce point de vue, éclairant de les mettre en avant.

Les dirigeants d’entreprise et les managers du monde civil pourront s’en inspirer, il y a matière à prendre. Ils devront toutefois ne pas perdre de vue que les différences de milieu et de psychologie ne rendront pas la transposition aisée.

Par sa hauteur de vue, l’Amiral poussera le lecteur à la réflexion. Ses anecdotes et illustrations raviront les marins d’active et de réserve. Enfin, son style élégant et non dénué de poésie constitue une invitation à prendre la mer.
N’est-ce pas la plus belle des signatures ?

CC(R) Jean-Pascal DANNAUD
02/07/2020

La liberté du commandement
L’esprit d’équipage
Loïc Finaz
Edition des Equateurs

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