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Bravo Zulu


La guerre sous-marine allemande 1914-1945

François-Emmanuel Brézet est un spécialiste de l’histoire maritime allemande : c’est une guerre sous-marine de trente ans qu’il nous décrit de façon précisément documentée, avec ses constantes, la guerre à outrance au commerce, et ses différences entre les deux conflits mondiaux mais une guerre vouée à l’échec dans les deux cas. >

L’Allemagne, avec une ouverture sur une petite mer fermée, est essentiellement un empire continental, plus enclin à développer une puissance militaire terrestre que maritime. Au début du XX° siècle, l’industrie navale allemande avait, à l’instar des autres grandes nations, développé les premiers sous-marins. La marine impériale hésita tout d’abord sur la façon de les employer. La suggestion de faire une guerre totale au commerce pour forcer l’Angleterre à abandonner son propre blocus du ravitaillement de l’Allemagne rebutait à l’empereur (petit-fils de la Reine Victoria, après tout) et l’Etat-Major ne croyait guère à son efficacité, estimant que la victoire se remporterait à terre. Le peuple affamé convainquit le gouvernement que cette arme forcerait l’Angleterre à lever son blocus et la guerre sans limite au transport maritime fut décidée en février 1917.

L’Angleterre, sans relâcher son étreinte, sut tirer parti des effets désastreux sur l’opinion de torpillages intempestifs comme celui, deux ans plus tôt, du Lusitania. Ils ne firent, en fait, que provoquer l’entrée en guerre des USA dont la puissance industrielle montante aida par ailleurs l’Angleterre à ne subir, statistiquement du moins, que des pertes supportables dans son ravitaillement. Le développement des armes anti sous-marines et la pratique du transport en convoi rendit la vie difficile aux U-Boote dont les avancées technologiques ne pouvaient suivre. Lorsque l’Etat-Major demanda le renforcement de la guerre navale, après l’effondrement du front d’Amiens et les revers en Orient, il était trop tard. Pour éviter de « torpiller » accidentellement les négociations d’armistice, l’amiral Scheer lui-même ordonna à ses U-Boote de cesser toute opération.

Durant l’entre-deux guerres, malgré les limitations imposées par le traité de Versailles, certains, tel le futur amiral Dönitz, poursuivent un plan de mise en œuvre de l’arme sous-marine. Hitler, dont les buts initiaux étaient de se tailler un « Lebensraum » vers l’Est, n’envisageait pas de conflit avec la Grande-Bretagne : la Marine et les sous-marins n’étaient pas sa priorité. La guerre démarrée, les moyens principaux demeurèrent mis à la disposition de l’Armée et de la Luftwaffe.

Les initiatives de chasse en meutes, originellement couronnées de succès, furent contrées, dès l’entrée de l’Amérique dans le jeu et grâce à la détermination de l’Angleterre, par l’organisation d’une efficacité croissante des convois et de leur protection, le développement plus rapide de contre-mesures, la mise au point du sonar et du radar aéroporté. Un pas décisif fut franchi le 7 mai 1942 : une machine de chiffrement « Enigma » avait été capturée intacte, avec ses manuels de codes. Dès lors, l’Amirauté britannique put suivre en direct les évolutions des U-Boote. L’Allemagne ne fut jamais en mesure de produire d’aéronef à long rayon pour protéger les U-Boote. Malgré les bombardements alliés et les besoins de la Wehrmacht, plus de mille sous-marins sortirent des chantiers navals mais, inexorablement, leurs pertes montaient pour ne plus disposer à la fin des hostilités que de quelques dizaines d’unités.

Le contrôle des mers est une constante de la victoire finale depuis le XIX° siècle.

CF(H) JM CHOFFEL
14/02/2018

La guerre sous-marine allemande 1914-1945
François-Emmanuel Brézet
Perrin

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