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Prix Marine PhotoEntete

Bravo Zulu


Observer les baleines et autres cétacés

« Quand un cachalot vient de tribord, il est prioritaire. Quand il vient de bâbord aussi ».  Le non-respect de cette règle, pourtant de bon sens, n’a pas réussi au regretté capitaine Achab, si l’on en croit Herman Melville.

Le guide que vient d’éditer Delachaux et Nietslé nous indique en effet qu’un cachalot (modèle Moby Dick) peut peser jusqu’à 70 tonnes pour une longueur de 19 mètres. Une rencontre avec l’un de ses petits frères, le cachalot pygmée (3,80m, 450 kg) et le cachalot nain (2,70m, 275 kg) aurait présenté, à coup sûr, moins d’aléas.

C’est dire si le livre « Observer les baleines et autres cétacés » est rempli d’informations passionnantes sur ces sympathiques animaux. Au passage, certains le sont d’ailleurs moins que d’autres. On pense ici aux   orques, les «killer whales » .

Baleines (3 espèces), Cachalots (3), Marsouins (5), Dauphins (1), Narvals (1) et autres Orques (3, dont une Pseudorque) sont des noms familiers. Il est difficile d’en dire autant des Rorquals (5), Mésoplodons (4) Globicéphales (2), sans compter les Péponocéphales (1).

Chaque espèce est remarquablement présentée et représentée dans l’intégralité de sa silhouette. (les cétacés, c’est comme les icebergs, le plus souvent on ne voit que la partie émergée, là aussi représentée dans le guide). On apprend dans sa fiche pratique des foules de choses sur son comportement. Par exemple la baleine à bosse (18m, 40 t) est « de nature curieuse, s’approche des navires et s’active beaucoup en surface ».

Mais en fait, la description des 35 espèces que l’on peut rencontrer aux environs de l’Europe n’occupe qu’un quart de l’ouvrage. Le reste est consacré à des conseils sur la pratique de l’observation de celles-ci (ne pas oublier la crème solaire) et aux endroits où l’on peut les rencontrer, en Europe Arctique, Sub-arctique, Septentrionale et Méridionale.

Quatorze pages, particulièrement intéressantes, traitent de la protection des cétacés, exposés comme ils le sont à la chasse, aux spectacles vivants, à la surpêche, à la dégradation des habitats, aux collisions avec les navires et au changement climatique.

La pollution joue également son rôle. Entre autres la pollution sonore, qui induit une surdité temporaire ou définitive des cétacés, dont les activités dépendent des sons qu’ils émettent ou reçoivent. Sans parler de la construction des parcs éoliens, deux sources sonores sont particulièrement préoccupantes : les tests sismiques, qui utilisent des canons à air comprimé et les sonars militaires, actifs ou passifs. Les sons basse fréquence produits à 500 kilomètres de la source sont encore d’une intensité cent fois supérieure au seuil supportable par les grands cétacés.

Une présentation agréable, un contenu passionnant, dense et documenté sur ces animaux qui attirent la bienveillance, ce volume a beaucoup d’atouts pour lui.

« A whale of a book !», aurait dit Ned Land, le   harponneur de « 20 000 lieues sous les mers ».

CF(H) Jean-Paul BILLOT
05/04/2017

Observer les baleines et autres cétacés
En France et en Europe
Mark Carwardine
Delachaux et Niestlé
27,50 euros

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