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S.O.S. Lusitania, T2, 18 minutes pour survivre

S.O.S. Lusitania, T2, 18 minutes pour survivre Couverture du livre S.O.S. Lusitania, T2, 18 minutes pour survivre
S.O.S. Lusitania
Patrice Ordas, Patrick Cothias et Jack Manini
Bande-dessinée
Bamboo édition, collection Grand angle, Mai 2014
A4

Le 7 mai 1915, le Lusitania, paquebot britannique armé par la Cunard Line, réquisitionné par la Royal Navy mais autorisé à poursuivre ses traversées transatlantiques, était torpillé par un sous-marin allemand et faisait naufrage non loin des côtes irlandaises. La disparition de près de 1.200 passagers devait accentuer l’hostilité des États-Unis envers l’Allemagne et accélérer leur entrée en guerre contre le Reich. Le navire coula en une vingtaine de minutes bien qu’il disposât d’un compartimentage étanche, après une seconde explosion, bien plus forte que celle occasionnée par la torpille elle-même. Le Lusitania transportait-il des armes ? Si oui, qui était au courant ? Pourquoi le croiseur Juno cessa-t-il sa mission d’escorte avant la fin de la traversée ?

Les auteurs proposent leur version en trois tomes de cette énigme et en donnent une histoire chorale sur fond d’espionnage. Les protagonistes s’entrecroisent : un jeune matelot gallois, le capitaine William Turner, nouvellement affecté au commandement du paquebot, une jeune chinoise, des agents allemands – simples ou doubles –, et des passagers plus habituels. Tout ce petit monde est aussi hétéroclite que sa cargaison.

Après un premier album tranquille, le récit s’accélère dans ce deuxième volet où la catastrophe a lieu. Le récit utilise les codes du thriller : tout le monde connaît la conclusion, mais pas les passagers, dont l’insouciance fait lentement place à une tension croissante. Les espions intriguent, suivant leurs ordres et leur destin. Et lorsque l’irréparable survient, l’héroïsme naturel se mêle aux morts inutiles.

Le dessin n’est pas déplaisant. Les cadrages cinématographiques et le trait classique ne sont pas sans rappeler les séries XIII ou Blueberry, avec un certain bonheur. On regrettera cependant une gamme chromatique un peu terne, qui ne rehausse pas suffisamment le suspens.

S.O.S. Lusitania allie une intrigue historique à la dimension tragique et un drame humain teinté de romantisme. Le tout soutenu par un scénario étayé de recherche documentaire. Ce deuxième tome se lit comme un roman d’espionnage. Si l’on ne connaissait la fin, on dirait que l’on en attend avec impatience le dénouement, à paraître en mai 2015.

CC(R) Jean-Pascal DANNAUD

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