Association des Officiers de Réserve de la Marine Nationale



Rappel : Conférence "Une guerre oubliée : France-Thailande, la bataille de Koh-Chang, 17 janvier 1941" le 30 mars à la mairie du 8ème arr. de Paris - 18h30 plus d'informations.

Les missions

Dissuader

Les forces nucléaires de la France se déclinent en plusieurs composantes, une océanique et une aéroportée : la Marine met en œuvre la composante océanique de la dissuasion avec les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) et participe à la composante aéroportée avec les Rafale embarqués à bord du porte-avions.

Les performances de la composante sous-marine de la dissuasion mise en oeuvre par la Force océanique stratégique (FOST) résident dans la puissance et la portée des missiles nucléaires emportés par les SNLE mais aussi, et surtout, dans la discrétion de ces sous-marins rendant leur localisation en patrouille quasi-impossible. Maintenant une patrouille constante, « dilués » dans l’immensité des mers du globe, les SNLE et leur armement exposent tous ceux qui s’en prendraient aux intérêts vitaux de la France à une riposte qui entraînerait chez eux des dommages inacceptables, hors de proportion avec leurs objectifs.

Avec les forces aériennes stratégiques (FAS) de l’Armée de l’air, la force aéronavale nucléaire (FANU) constitue la seconde partie de la composante aéroportée de la dissuasion. Concrètement, il s’agit là de la capacité pour les Rafale F3 de l’Aéronavale embarqués sur le porte-avions Charles de Gaulle de délivrer une arme nucléaire, le missile ASMP/A. Moins puissante mais plus ostentatoire, la FANU met en valeur la souplesse de positionnement et de démonstration de force du porte-avions.

Ces moyens stratégiques ne peuvent agir complètement seuls : pour être mis en œuvre de manière sûre, ils ont besoin de la meilleure connaissance possible des espaces de déploiement, d’une maîtrise permanente des approches des ports de soutien et d’une protection maximale contre les diverses menaces prévisibles. Par conséquent, la mission de dissuasion va également mobiliser, au-delà des porteurs des armes nucléaires eux-mêmes, des sous-marins nucléaires d’attaque, des frégates anti-sous-marines, des frégates de défense aérienne, des moyens de guerre des mines et de ravitaillement, des moyens aériens de patrouille maritime, de guet et de surveillance, ainsi que tout un dispositif interarmées de protection à terre.


Protéger

La principale mission de la Marine en la matière consiste à protéger le commerce maritime intéressant la France.

La Marine assume par ailleurs, souvent dans un cadre interministériel, un rôle majeur dans le traitement en mer des menaces militaires (intrusion, espionnage, etc.), écologiques (pollutions, destructions de patrimoine marin), économiques (pêche abusive, pillage de ressources océaniques), historiques (explosifs oubliés des conflits passés), auquel il convient d’ajouter l’assistance et le sauvetage en mer.

Dans ces fonctions, notamment celle de garde-côtes, les forces navales sont mises à contribution notamment pour leurs capacités hauturières. Mais l’investissement de la Marine dans la protection s’incarne également à terre par la surveillance et le contrôle des approches maritimes du territoire national, en métropole comme outre-mer, grâce à la chaîne sémaphorique.

La France disposant du deuxième espace maritime mondial avec plus de 11 millions de km² de mers sous sa responsabilité, les moyens de la Marine permettent souvent d’incarner la souveraineté française dans les eaux territoriales et zones économiques exclusives. Ce rôle non négligeable de la Marine assure à la France les moyens de tirer le meilleur parti de son exceptionnelle situation géostratégique en consolidant son rayonnement, son influence et sa puissance à l’échelle internationale.


Intervenir

De manière générale, il s’agit d’être en mesure d’envoyer nos unités de combat à plusieurs milliers de kilomètres dans des délais brefs et en sécurité en vue d’engager toutes sortes d’actions militaires : mener des opérations de combat classiques, aéronavales ou aéroterrestres, libérer des otages ou poursuivre des auteurs d’actes de terrorisme ; évacuer des ressortissants dans un environnement hostile ; assurer le maintien de la paix dans un cadre multinational.

Libres de se déplacer sans entraves juridiques et très souples dans leurs modes de déploiement, les bâtiments de combat et de leurs aéronefs embarqués constituent un outil de choix pour la gestion des crises. Les forces aéromaritimes présentent des caractéristiques de modularité et d’interopérabilité qui leur confèrent une souplesse remarquable au service du pouvoir politique.

Ainsi, le groupe aéronaval centré sur un porte-avions est un atout maître qui peut doser son action de la brève apparition à l’attaque aérienne massive dans les missions de projections de puissance. Les groupes amphibies organisés, entre autres, autour des bâtiments de projection et de commandement (BPC) sont un moyen essentiel de déploiement de forces à terre, d’évacuation de population en danger ou d’assistance humanitaire ; le groupe de guerre des mines , intervenant en soutien d’un déploiement, garantit la sécurisation d’une zone d’opération ; les groupes d’action maritime (frégates, SNA) peuvent assurer tout un panel de missions allant du contrôle d’embargo à la simple surveillance maritime, en passant par la destruction de navires ou d’installations adverses.


Connaître et anticiper

La Marine concourt au recueil de l’information pouvant présenter un intérêt pour la France, à son exploitation ainsi qu’à son utilisation par ses moyens tant techniques qu’humains. De par ses structures, elle participe pleinement à la chaîne interarmées du renseignement coordonnée par la Direction du renseignement militaire (DRM). Le renseignement maritime permet en outre de tenir à jour une base de données recensant les flottes de guerre et de commerce comme de suivre la situation maritime mondiale. Pour ce faire, l’ensemble des unités de la Marine dispose de moyens d’acquisition du renseignement. Par ailleurs, ce domaine s’élargit jusqu’à la collecte des données hydrographiques et océanographiques destinées à un usage militaire (déploiement de forces navales) mais aussi civil (navigation).

Dans le jeu délicat des relations internationales, le choix des zones de déploiements et des escales en pays étranger participe au maintien du rang de la France dans le concert des nations et permet au gouvernement de faire passer des messages. La petite parcelle mobile de territoire national que constitue un navire de combat peut être le support d’activités diverses : visites officielles, lieux discrets d’échanges, démonstrations d’équipements militaires, coopération civilo-militaire, délivrance de matériel humanitaire. Les escales améliorent la connaissance des théâtres et entretiennent des points d’appui fiables.


Prévenir

La contribution de la Marine à la fonction comprend différents aspects. Le prépositionnement de moyens aéronavals outre-mer ou à proximité des zones de crise permet une meilleure connaissance des foyers de tensions et une réactivité plus immédiate en cas de troubles. Ces moyens soutiennent également la politique de coopération de la France par la mise en place d’actions civilo-militaires et d’opération de renforcement des capacités africaines de maintien de la paix (RECAMP).

Dans cette stratégie de prévention, la Marine concourt largement à la maîtrise des espaces aéromaritimes dans nos zones d’intérêt, à la sécurisation des voies de communication, au contrôle de la navigation dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et les trafics illicites et contre l’immigration clandestine.

Source : Marine Nationale

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